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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /Avr /2006 23:04
C'est l'histoire d'un séisme annoncé depuis une trentaine d'années. Le 1er janvier 2005, le système des quotas qui régulait certaines importations chinoises a été démantelé. Les industries textiles n'ont pas particulièrement réagi car elles s'y préparaient depuis longtemps. Mais, au-delà du secteur de l'habillement, des pans entiers de l'industrie française font tourner l'usine Chine à plein régime. «Tous les grands groupes y produiront dans les deux prochaines années s'ils n'y sont pas déjà établis », assure Kham Vorapheth, associé au sein du cabinet Stratorg. Et pour cause ! Les équipements y sont ultramodernes, les salaires dix fois moins élevés qu'en France et la productivité excellente, même si elle reste de 30 % inférieure à celle des Français.
Poussées par une mondialisation galopante, des PME hexagonales ont aussi emprunté le chemin de l'Orient, à marche forcée. Elles n'ont pas attendu le coup de gong de l'entrée effective de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour fabriquer leurs produits dans l'empire du Milieu.
Pressurés par leurs clients, acculés par leurs concurrents, les « longs nez » - comme sont surnommés les Français - ont recherché les coûts de production les plus faibles. Et les ont réduits de 40 à 80 % !

« Toute entreprise, quelle que soit sa taille, peut aller acheter en Chine ou même y faire fabriquer au coup par coup des produits. Le seul ticket d'entrée, c'est de ne pas se faire avoir ! Mais, pour pouvoir s'implanter durablement en Chine, il faut réaliser un chiffre d'affaires d'au moins 50 millions d'euros », estime Bertrand Moreau, président du Centre de recherches et d'études sur le développement international en Asie (Credia). Reste à choisir sa stratégie. Soit se faire livrer de manière ponctuelle un container de marchandises, soit s'inscrire dans une relation de longue durée avec un industriel chinois.

« Il faut choisir une usine qui ne soit pas d'une taille démesurée par rapport à celle de sa propre structure en France, afin que le rapport de forces soit équilibré », conseille Jacques Royer, président de la Fédération française des entreprises de gros, importation, exportation en chaussures, jouets et textiles (FCJT) et président du Groupe Royer, spécialisé dans la conception, l'importation et le négoce de chaussures.

Par L'entreprise.com - Publié dans : societe-de-sourcing
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